Addition

Il ne se souvient plus depuis combien de temps elle l’a enfermé dans cette pièce immense. Une grande baie vitrée occupe quasiment tout un mur avec une vue sur la ville. Il passe de longues heures à observer la cité, l’aller et venue des habitants, qui, vu de cette hauteur ressemblent à des fourmis. Le soir, les bâtiments s’allument progressivement, se teintent de couleurs bleues, jaunes et rouges comme de gigantesques sapins de Noël.

Les autres murs et le plafond de la pièces sont blancs. La surface est lisse, réfléchissante, elle diffuse une légère lumière, le contact est froid, comme celui d’un miroir. Il suppose que la surface des murs est relié à un système tactile, il a passé de longues heures à les explorer en vain. La douce chaleur émanant du parquet est un contraste agréable.

Au milieu de la pièce, un immense fauteuil : un impressionnant réseau de fils en part, parcourt la pièce jusqu’à la Machine. Les fils lui font penser à des lianes sauvages qui auraient envahi la pièce, recouvert le parquet et qui, à terme, finiront par l’engloutir… Engloutir lui ou bien la pièce ? La question reste posée…

Au dessus de la porte, située sur le mur opposé à la baie vitrée, la lumière se met à clignoter. Il sait qu’il doit se préparer. C’est à la fois si agréable et douloureux, intense et déchirant. Il va s’installer sur le siège, pose les électrodes sur ses tempes, ses poignets et ses chevilles, son plexus et d’autres parties de son corps. Il préfère les poser lui-même. Les premiers “entretiens” étaient désagréables, avec ces deux colosses qui l’attachaient sans ménagement. Il a réussi à négocier l’emploi d’une méthode plus douce  expliquant que son esprit serait plus disponible dans ces conditions. De toute façon, à quoi bon l’attacher ? La fenêtre résiste à tous les chocs, et la porte est bien trop éloignée du fauteuil pour espérer pouvoir s’échapper. Il s’est vite résigné à sa condition de prisonnier. Et la geôlière est si jolie…

Il pose la dernière électrode. La Machine pousse son petit grognement caractéristique. Le système de déverrouillage de la porte se lance avec son bruit métallique caractéristique. La lumière de l’extérieur embrase un bref moment la pièce et l’éblouit. Il reconnait le bruit caractéristiques de ses pas, une douce musique à ses oreilles. Encore ébloui, il observe son élégante silhouette qui se rapproche lentement de lui, avec ce déhanchement si caractéristique. Elle s’arrête à un mètre du fauteuil, effleure le terminal qu’elle tient dans sa main gauche.

« Dimanche – 8 novembre 2015 – Atelier numéro 195 – Sujet XIR.TNEM.IN
– Déjà dimanche ? Je suis tellement occupé ici que je ne vois pas le temps passer… » Même si elle semble impassible, il a lu un bref instant la surprise dans son regard. Elle passe sa main droite devant le terminal. Derrière elle, la porte disparaît, laissant place à une autre surface blanche, lumineuse, réfléchissante et glacée. Un autre mouvement de sa main et la photo apparaît…

danseuse-bricabook

A sa droite, il entend le ronronnement de la Machine, à l’affût, prête a effectuer sa besogne.

« C’est la onzième fois, non ? »  Elle semble déstabilisée par la question.
« 11 = 1+10. Le Magicien + La Roue de la Fortune = Le Pouvoir de changer les règles, prendre sa chance, créer un mouvement, prendre son destin en main… »
Derrière elle, l’image des trois ballerines disparaît. Un bref instant, tous les murs virent au noir, plongeant la pièce dans une obscurité totale. Avant de s’illuminer à nouveau, de passer par toutes les couleurs de l’arc en ciel, de se stabiliser sur un blanc beaucoup plus doux que la teinte glacée habituelle, une tonalité proche de la surface d’une toile, un grain et une texture qu’on a envie de toucher, venir caresser avec un fusain ou un pinceau..

Sur chacun des murs apparaît :

1

Deux mains, demain, enfin…
L’éternité moins un jour pour lui offrir mon amour.
Elle me tiennent par la main, elles mènent la danse.
Entrechats, pas de trois.
Pour qu’enfin de la solitude je les arrache.”

Il se tait, il sait que la Machine va faire le reste, que les électrodes posés sur son corps lui transmettront la suite. Il entend son bruit caractéristique, elle crache ses feuilles de papier. Et elle s’interrompt soudain, elle aussi un peu surprise que les images sur les murs changent à nouveau :

2

© Maman Baobab

« Vous n’en avez pas d’autres ?
– Pardon ?
– D’autres images.
Assis sur cet étrange fauteuil, il pointait le mur du doigt où s’affichait un moulin à vent coloré, avec des fleurs imprimées dessus et la photo en noir et blanc de trois ballerines
– Elle ne vous plaisent pas ?
– Elle me plaisent. Juste une impression de déjà vu.
Et puis c’est trop facile : la danse du moulin, la chorégraphie de ces ballerines qui font souffler un vent de folie… »

Sa voix est couverte par le bruit émis par la Machine, comme le cliquetis puissant d’une vieille machine à écrire. La hauteur de la pile des feuilles imprimées n’en finit pas d’augmenter. Sur les murs, l’image des danseuses apparaît, mais elle est en couleur. La caméra se déplace au dessus des trois ballerines, montrant sur leurs tutus les motifs imprimés du moulin. Elle se mettent à tournoyer de plus en plus rapidement, un mouvement quasi hypnotique…

Et soudain…

3

atelier-ecriture-mer

Je porte toujours la trace des BLEUs que tu m’as fait ce jour-là….
Nous répétions toutes les trois, comme chaque jour, pour la répétition générale.
Je n’avais d’yeux que pour toi, et je me souvenais.
Allongée sur le saBLE, tu m’avais semblé iinaccessiBLE, un amour ImpossiBLE, Un trouBLE, Une émotion intense, un appel lointain.
Tu t’étais soudain levé, affichant fièrement ta nudité et tu m’avais souris, irrésistiBLEU.

Il se tait à nouveau… Les pages que crachent la machine sont imprimées en bleu. Sa douce geôlière ne dit rien. Elle pourrait pourtant utiliser le terminal pour mettre à fin à tout cela. Elle le regarde avec un incroyable intensité, il a l’impression de voir se dessiner l’esquisse d’un sourire, un sourire à la Mona Lisa. Il reprend la parole pour terminer l’histoire :

« Et c’est ainsi que je me suis retrouvée au bas de l’escalier, tel un pantin désarticulé, couverte de bleus.
Les Bleus, reflets de ton regard acier,
tranchant comme la lame d’un couteau.
Tu me contemples du haut de l’escalier.
Tu viens d’éliminer la seul concurrente qui aurait pu te faire de l’ombre lors de la répétition générale… »

4

Maison

« Elle est à vendre ! » Elle ferma bruyamment la porte, le journal à la main, et les trouva en train de répéter, comme d’habitude.
« Nous pourrions la partager toutes les quatre, vous auriez votre salle pour vous entraîner et répéter.
Elle leur montre la photo dans le journal.
Elles lisent, éclatent de rire, l’enlacent,
l’entraînent dans une sensuelle danse”

La Machine semble pousser un petit soupir de plaisir alors que les feuilles commencent à s’éparpiller dans la pièce, recouvrant les lianes informatiques qui la connectent au fauteuil. Comme à l’automne… Comme…

5

© Julien Ribot

Comme d’habitude, la mission arriva dans une enveloppe en papier kraft. Elle contenait deux photographies en noir et blanc.
La première était prise sur un marché : le lieu du rendez-vous, probablement. Sur la seconde, trois paires de jambes de jeunes danseuse, ses contacts ? Il trouva aussi l’habituel texte crypté le renseignant sur sa mission.

Elle l’observe, muette, raconter, déployer ses histoires, avec dans les yeux cette lumière, cette intensité si particulière, comme les flammes du phénix qui prend son envol, Elle n’a qu’une envie : le déconnecter de la machine, le garder juste pour elle.

« Le lendemain matin sur la place du marché, au milieu des tréteaux, un homme chante et trois jeunes femmes dansent. Le quartet offre du rêve à qui veut bien l’écouter. Et progressivement, les couleurs se déploient… »

Et il continue à raconter, et la Machine s’affole. Dans la pièce, il pleut des feuilles imprimées. Un nouveau bruit, répétitif, comme celui que fait une machine sur les rails..

6

© Kot

Assis et lisant tranquillement dans le métro, il voit ces trois femmes s’approcher de lui avec un sourire bienveillant. En y réfléchissant plus tard, il se dira qu’il n’aurait jamais dû relever la tête, sourire lui aussi, et se laisser séduire par leur danse.

7
kot-new-york

La Machine est une incroyable créature : puissante, antipathique, insensible et quelquefois incroyablement stupide… Il suffit de regarder la configuration du lieu pour se douter que franchir cette porte ne peut être que synonyme d’ennui voire de danger mortel, mais pourtant chaque semaine, elle vient le voir, connecté à ce fauteuil. Qui est-elle ? Quelle étrange motivation la mène ici ? Il imagine ses pensées, trois danseuses légères, aériennes qui font des pointes. Il aimerait contempler leur danse, mais il sait que la Peur, guette au bout du couloir. Prêt à bondir, à l’engloutir…

Le grincement de la Machine, les murs écrans semble vaciller, la silhouette effrayante de la Peur apparaît brièvement…

8

© Julien Ribot

Difficile de se souvenir comment il était arrivé ici. Autour de lui tout était semblait désolation. La pièce, immense semblait être à l’abandon depuis très longtemps : une mousse verdâtre recouvrait le sol, la vitre étaient absente, elle avait volé en éclats voilà bien longtemps. Il pouvait apercevoir quelques morceaux sur le sol. Au milieu de la pièce un étrange fauteuil et ces trois femmes qui dansait autour.

C’est avec le texte « Meta » que la Machine avait commencé à montrer des signes de faiblesses. La Machine était juste prévue pour imprimer des textes, l’apparition de vidéos, de références au réseaux sociaux l’avait un peu prise dépourvue. Elle avait dû se reconfigurer, utiliser les murs écrans d’un manière différente pour stocker les extensions « Meta », qui devenait désormais des métastases, un cancer qui peu à  peu rongeait la Machine de l’intérieur.

Le programme Meta avait absorbé la ressource @nimentrix, encodé par effet de miroir en XIR.TNEM.IN, mais des ressources, ce sujet d’expérience n’en manquait pas. Il avait utilisé ce texte pour envoyer son SOS, et révéler le nom du programme chargé d’absorber les auteurs.

Et il avait décidé de tester la résistance de la Machine avec :

9

Assis dans le fauteuil, il regardait les images défiler sur les murs devant lui. Il ne se souvenait plus combien de fois il avait regardé cette vidéo. Ces jeunes hommes jouant au bord de la mer, plongeant, se frôlant, se poussant dans l’eau, s’empêchant de remonter sur le plongeoir, des jeux innocents. Pendant ce temps, sur la plage, des filles jouait aux danseuse d’opéra.

Il avait d’abord écrit un texte, puis avait ensuite prétexté être peu satisfait du résultat pour pouvoir le réécrire et contourner certaines protection du système. Des phrases comme « Je m’appelle Yann Nimentrix Guerant »,  » La fin d’un cycle » , « De l’altruisme, du dévouement, de la sensibilité, de la compassion, de la générosité. »,  « Je vis en compagnie d’une Louve, dans une forêt multidimensionnelle. » n’avaient qu’un seul but : atteindre sa geôlière et lui permettre de retrouver la mémoire.

Des voyants rouges clignotent sur la machine : « Merci de remplir le bac papier ».  Lentement des fissures apparaissait sur la baie vitrée… La mousse envahit progressivement les murs blancs… A cet instant précis, les lianes se transforment… Des fleurs rouges aparraissent, des coquelicots…

10

© Romaric Cazaux

« Et que se passe-t-il après ? » Il la tient tendrement dans ses bras, leurs lèvres et leurs corps sont si proches.
Il s’assoit sur un fauteuil dans une étrange, jette un œil au manuscrit que la Machine a craché. Il est tellement absorbé par sa lecture qu’il ne remarque même pas le couple allongé dans l’herbe, juste derrière lui, qui s’embrasse passionnément.
Il ne voit pas non plus que les trois Grâces
qui dansent autour du couple.

Elle se souvient enfin… Ce conte sur l’oubli pour qu’enfin elle se souvienne. Elle jette le terminal, le piétine du pied, se précipite vers le fauteuil et l’aide à retirer les électrodes pendant que se répand doucement l’odeur des coquelicots. Il serre sa Louve dans ses bras et ils se regardent intensément.

En pénurie de papier, la Machine se met à fumer et finit par exploser. Protégé par le Fauteuil La Louve et Yann sont indemnes. Mais la fenêtre n’a pas résisté au choc. La sirène d’alarme se déclenche. Le visage de Noah Moses apparait à l’écran.

“Yann il faut faire vite, J’ai beau avoir inondé la salle du Projet Meta, je ne sais pas combien de temps ça va les retenir. La porte de la pièce est verrouillée, il ne vous reste qu’une seule issue possible.  »

Ils s’approche de la baie vitrée : le vent s’engouffre, comme au bord d’une falaise. Yann jette un oeil en bas, la hauteur est vertigineuse. Au loin la cité s’allume progressivement.
Elle le regarde et lui tend la main : “Sauve nous Magicien”. Il sourit, attrape sa main et il se jette tous les deux dans le vide.
Dans la pièce, le vent balaie les feuilles de papier, les brasse, les mêle aux fleurs de coquelicots. Des connexions se forment, donnant naissance à un tapis tissé avec les fibres des textes expulsés par la Machine et les tiges des fleurs de coquelicot. Le vent redouble de force et le tapis est projeté en dehors de la pièce. En l’apercevant, Yann sourit. Le tapis plonge vers eux et les récupèrent.

“Tu vois bien qu’il existe, mon tapis volant.” Ils prennent de l’altitude, passent devant la pièce : elle est vide, les murs sont couverts de moisissure verte.
« Et maintenant ? »
– 1+ 1, = 11, le chemin est encore long jusqu’à 22… »

Ce texte est, comme vous vous en doutez, ma 11ème participation à l’atelier d’écriture de Bricabook : chaque semaine Leiloona met en ligne une photo le mardi, et vous avez jusqu’au dimanche suivant pour vous laisser inspirer et rédiger un texte. Vous pouvez consulter (et commenter) les autres textes participant à l’atelier.

N’hésitez pas à commenter le texte ci-dessous et à la partager s’il vous a plu 🙂

Vous pouvez aussi lire mes autres participations à l’atelier.

Publicités

28 commentaires

  1. Waouuuu Nimentrix ! Je me suis laissée emporter par ton texte ce lundi matin avec beaucoup de plaisir ! Une tête trop pleine et du temps qui me manquaient m’ont empêchée la semaine dernière d’apprécier ton texte décalé. Du coup cette semaine j’ai commencé parlire ton texte dès la première heure et je ne suis pas déçue 😉 belle semaine

  2. Je suis bluffée. Encore une fois. Putain, t’es doué ! J’aime tout ce que je lis ici, de l’explicite à l’implicite. Et comment te dire, j’aime aussi lire ces choses pour lesquelles, on ressent bien qu’il nous manque des données… c’est beau cette histoire qui s’écrit derrière les lignes. Fin voilà, tu m’as comprise, j’en suis certaine 😉

  3. Je comprends mieux ta réponse…
    Quelle » brillantissime » idée de relier tous ces textes. Un style d’écriture qui embarque le lecteur jusqu’à ???
    jusqu’à un plaisir tel que je suis impatiente de lundi prochain.

    • Bonjour trezjosette2. ta lecture de l’ensemble des textes tombaient à pic 😉 Je ne sais pas où va m’embarquer la prochaine photo, et c’est ça qui est bien avec l’atelier 🙂 Mais je pense que certains personnages pourraient bien refaire quelques apparitions 😉

  4. Et ça y est! Même pas peur,même pas besoin de m’y reprendre à trois fois!…Il y a une connexion dans mon cerveau qui s’est ouverte et qui relie l’univers de Bénédicte à celui de Nimentrix!….Super non?
    Sans blague,c’est un texte magnifique….Je suis sûre que tu vas te dire: zut si elle a tout compris c’est que mon texte n’est pas bon!…
    Allez,arrête de penser et continue à m’enchanter chaque semaine….

    • Merci Bénédicte. Heureux que la connexion soit là 😉 Et je te rassure, j’adore ce texte, et je suis heureux qu’il soit « compréhensible » parce qu’il réunit l’ensemble de mes univers que j’ai exploré et ré-exploré cette semaine. A la semaine prochaine 🙂

  5. Tu me laisses sans voix, comme pratiquement à chaque fois ! ce n’est même plus un univers que tu nous as transmis là mais carrément un monde…
    Je vais finir par aimer les lundis 😉

    • Ah, je ne suis pas payé pour faire aimer les lundis, mais si je les rends agréables tant mieux 😉 Le monde devrait continuer à se déployer sur au moins 10 autres histoires + 1 conclusion 🙂

  6. Moijdi que le narrateur de ce texte a des envies d’être attaché … relié à cette machine pleine de fils (de cordes ? Hum … ) dont il ne peut guère bouger, avec en spectacle une femme Louve … Moijdi l’inconscient travaille là et veut faire passer un message. 😀

    Bon, plus sérieusement … encore une fois bluffée par ta capacité à m’étonner. Chaque semaine, tu navigues en maître dans ton univers, tu le maîtrises et tu le domptes encore et encore davantage … vertigineux et abyssal, c’est une évidence.

    J’aime aussi cet implicite qui semble n’appartenir qu’à ce mage et à cette louve. Un joli couple, n’est-ce pas ? 🙂 Ils méritent une belle histoire en tout cas.

  7. Moijdi qu’il s’est laissé attacher pour sauver la femme Louve 🙂

    Moijdi que le plus beau compliment que l’on puisse me faire c’est celui là « @Leiloona est bluffée et étonnée par ce que tu écris » 😉

    Merci pour ton feedback @Leiloona, il est très important pour moi…

    Moijdi que ce Mage et cette Louve vivent une aventure Unique, et pourtant ils sont Deux 😉

    • Moijdi qu’on devrait revoir notre calcul mental (voire notre mental tout court) parce qu' »ON » (lol) me souffle dans l’oreillette que 1 + 1 n’a jamais fait 11, et encore moins 1 + 1 = 1 … mais je vais laisser le « ON » doxa derrière moi. 🙂

    • Blogadrienne, Nimentrix n’est pas un super héros, c’est juste un humain qui essaie de sortir du système.. Bon, ok, il a quelques pouvoirs, mais ça tient plus de la magie.. Doctor Strange ? 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s