Brique à Book (Genèse, 3ème Partie)

C’était la première fois que je le rencontrais chez lui. J’avais quitté la ville grise et bruyante qu’il n’appréciait guère. Je m’approchais de ma destination : des prés à perte de vue et cet arbre gigantesque qui dominait la campagne environnante ne m’était pas inconnu. Je fus aussi surprise de le trouver sur le bord du chemin, il souriait et me fit signe de me garer.

Il ne s’était jamais senti à l’aise en ville et la première fois que je l’avais rencontré dans mon bureau pour discuter de ses manuscrits, il était réservé, froid, distant, comme s’il craignait quelque chose. À la fin de cet entretien, la photo de Julien Ribot accrochée dans le couloir avait retenu son attention. Il m’avait demandé si je connaissais le lieu où elle avait été prise.  Il me parla alors de sa jeunesse à la campagne. Je lui avais alors proposé de nous rencontrer dans des parcs ou des jardins. L’idée lui avait plu. Yann le taciturne était devenu Yann le volubile. Il pouvait parler pendant des heures de Nimentrix, Noah, et, bien sûr, de la Louve… Il y avait quelque chose dans son regard qui me troublait quand il parlait d’elle. Une intensité, l’étincelle d’un désir parfois. Je n’avais jamais osé lui demander qui lui avait inspiré cette grande femme blonde à la fois élégante et très animale. Était-ce ainsi qu’il me percevait ? Après avoir lu Louve de Mer, « un texte essentiel » d’après lui, je m’étais mise à faires des rêves : la sensation enivrante d’être une femme géante traversant les flots, nue, défiant le monde du haut de ma provocante féminité, laissant La Louve prendre le pouvoir, exprimer sa féroce et puissante animalité.

Nous étions devenus très proches lui et moi, à cette époque. Trop proches, peut-être, car peu de temps après j’avais senti qu’il devenait à nouveau plus réservé. Je ne savais rien de sa maladie, de combien elle l’épuisait. Les médecins m’expliquèrent  plus tard que Yann avait dépassé tous les pronostics les plus optimistes de près de trois ans, ils avaient cru à une rémission…

Trois ans, la première fois où je l’avais appelé…
« Brique, comme le matériau utilisé pour les maisons dans le Nord ?
– Non, souriais-je, bric comme dans « bric-à-brac ». J’ai lu les textes à suivre que vous écrivez pour cet atelier d’écriture et j’aimerais publier cette histoire.
– L’histoire ? Mais elle n’est pas encore terminée… »
Et c’est ainsi que tout avait commencé. Il avait plusieurs manuscrits qui traînaient depuis des années dans ses tiroirs. Il n’avait jamais pris le temps de les soumettre à des éditeurs. Nous publiâmes un « fond de tiroir » à chaque rentrée littéraire et, à chaque fois, le succès fut immédiat. Mais il restait impassible.  Il ne semblait avoir qu’une seule  préoccupation : l’histoire qui racontait les aventures de Yann Guerant, et dont il me soumettait régulièrement chaque « épisode ». A l’époque, il préférait ce terme à celui de « chapitre ».

Trois ans plus tard, en sortant de ma voiture, j’étais face à l’arbre photographié par Julien Ribot.
« Tu connaissais cet endroit avant d’avoir vu la photographie ?
– Bien sûr, cela fait une trentaine d’années que cet arbre et moi sommes voisins.
– Et la première fois que tu l’a vu au bureau, tu ne me l’as pas dit ? Je crois même me souvenir que tu m’as demandé si je savais où la photographie avait été prise…
– J’ai trouvé la coïncidence amusante… » Il s’adossa au tronc, en regardant le soleil qui se rapprochait de l’horizon. « C’est ici que tout a commencé. J’étais devant cet arbre gigantesque dont les branches semblaient plonger vers le ciel. C’est ici que j’ai eu la vision des spores, de la renaissance de Mars, des Atlantes ensemençant le système solaire… C’est ici que sont nés Noah, Nimentrix, la Bestiole et, bien sûr, la Louve… » À nouveau, ce regard, d’une rare intensité, qu’il posait sur moi. « Je viens ici tous les jours, cet arbre m’apaise, me donne de la force. Les chamanes pensent que des arbres aussi anciens sont des puits d’énergie, des portes vers d’autres mondes. Cet endroit est spécial, tu le sens, toi aussi ? Il posa ses mains sur mes épaules, j’eus l’impression de me dédoubler. J’étais ici et en même temps dans ses bras, comme dans Impératrice. Je me retrouvais dans cette chambre d’hôtel avec Yann dans la scène finale de Louve de Mer et je lui disais en souriant : « Yann, je me souviens absolument de tout. Envolée l’amnésie.  Et je voulais aussi te dire… » La sensation disparut : il avait retiré ses mains.
– Rentrons, il va faire nuit. »

La décoration de sa maison était simple, mais l’endroit était chaleureux et confortable. Le salon était en grande partie éclairé par un agréable feu de cheminée.
« Étrange cette manière d’éliminer les personnages dans Épisode 20, comme si les « secondes mains » avaient plus d’importance que les originaux. J’ai hâte d’en découvrir plus en lisant l’épisode 21.
– Il n’y a pas d’épisode 21 ! », dit-il en éclatant de rire, « Je n’ai pas, pour l’instant, rédigé ce chapitre. J’ai juste écrit le chapitre final, le vingt-deuxième. Je ne pense pas que la suite de la confrontation entre Yann et Gregory Goldson puisse faire l’objet d’un texte à part entière, ça serait juste une redite ou une prolongation de ce qu’il y a dans le texte précédent, et je n’aime pas trop me répéter.
– Donc on ne sait pas pourquoi Gregory Goldson a éliminé les « originaux » ?
– Ce ne sont pas des « originaux », ce sont juste des personnages de fiction éliminés par d’autres personnages de fiction. Tout cet épisode est vu au travers de la télévision de Gregory… Rien ne prouve que c’est la réalité des faits…
– Difficile de faire la part entre réalité et fiction dans ce que tu écris…
– C’est valable pour n’importe quel écrivain, non ? L’auteur est quelquefois incapable de dire ce qui est pure création de sa part ou contenu autobiographique.
– Et toi, tu adores brouiller les pistes… »  Il se contenta de sourire. Je n’en appris pas plus ce soir-là à propos du destin de Yann Nimentrix Guerant. Je ne savais pas encore qu’il ne rédigerait jamais ce chapitre 21, qu’il confierait cette tâche à quelqu’un d’autre…

Nous avons passé la suite de la soirée à boire, rire, discuter, confortablement installés dans le canapé. La distance qui s’était à nouveau installée lors de nos dernières rencontres avait totalement disparu.
« J’allais oublier que j’avais un cadeau pour toi. Attention, c’est fragile, surtout ne le fais pas tomber… » Il avait ce regard malicieux que je lui avais rarement vu, cette expression qu’il avait quand  il révélait une information importante à propos de l’un de ses textes. Il s’absenta quelques instants et revint avec un paquet cadeau joliment enrubanné qu’il me tendit en disant :
« J’espère que ce sera la première pierre d’un grand projet. »
Le paquet n’était pas très grand, mais il pesait relativement lourd.
Je retirais les rubans et le papier cadeau avec précaution pendant qu’il m’observait. Je découvrais une surface rouge. La couleur de l’argile cuite. L’espace d’un instant, une autre vision m’emporta : j’étais nue sous la pluie, dans la terre glaise, en train de façonner la sculpture d’un loup incroyablement réaliste, je pouvais sentir en moi la puissance de ma rage animale. La vision disparut de manière aussi foudroyante qu’elle était arrivée. Je continuais à retirer le papier. La sculpture avait la forme d’un livre fermé, un de ces livres très anciens dont le cuir vieilli porte la marque du temps et de ses innombrables lecteurs. Sur la couverture le titre était gravé, bien sûr, et en bas, bien en évidence, la mention   « Éditions Brique à Book ».

« Ça n’est pas la bonne orthographe, cabotinais-je
– C’est la bonne orthographe, la maison n’est pas encore créée, mais tu tu devrais prendre le temps d’y réfléchir. » Il effectua un mouvement de rotation avec son doigt. « Il est dédicacé. » Je retournais le livre-sculpture. En haut de la quatrième de couverture, le pitch de l’ouvrage était gravé en caractères difficilement lisibles et en dessous je pus lire la dédicace tracée de son écriture si singulière : « À ma Louve, éternellement… » Je sentais une larme poindre, je posais l’ouvrage sur la table basse et me précipitais vers lui pour le remercier. Il me prit dans ses bras, sécha la larme naissante et murmura « Bonne lecture… » avant de poser ses lèvres sur les miennes. Ce livre-brique avait fait tomber définitivement le mur derrière lequel il se protégeait depuis trop longtemps. Une vague d’une intense sensualité nous submergea. Jamais un homme ne s’était offert ainsi à moi, sans la moindre retenue. Je découvris son corps amaigri, ses cicatrices, mais la force, l’intensité de ses étreintes faisaient disparaitre toutes questions.

Cela dura des jours, des semaines, des mois, cette période est à la fois très présente et très floue dans ma mémoire. C’était une parenthèse dans le temps : nous voyagions, buvions, discutions et faisions l’amour. Jusqu’à cet étrange matin où il m’annonça qu’il devait s’absenter pour une obscure raison personnelle que j’ai oubliée.
Quelques jours plus tard, les médecins m’ont appelé. J’étais encore sous le choc quand je suis allé voir son corps, à l’hôpital. J’ai repris la voiture, j’avais besoin de me retrouver chez lui.
Sur la route, j’ai reçu l’appel du notaire qui m’expliqua que, désormais, ce « chez lui » était devenu chez moi, qu’il m’avait désigné comme son unique héritière voilà plus de trois ans, le lendemain de notre première rencontre.
Je me retrouvais à la tête d’une fortune colossale, il n’avait pas touché à un seul centime de ses droits d’auteur. Il avait tout prévu, calculé, depuis le début… Au fur et à mesure que je me rapprochais de sa maison, je sentais la colère de La Louve grandir en moi. J’étais sur cette route de campagne balayée par la pluie et une fois de plus la majestueuse présence de l’arbre s’imposa à moi. Je m’arrêtais exactement au même endroit où il m’avait fait signe la première fois. Je me débarrassais de toutes ces guenilles qui faisaient de moi une humaine et je m’avançais vers l’Arbre. Je pouvais voir ses branches, ses feuilles frémir et m’appeler. Je grimpais le long du tronc humide, pour aller me blottir sur cette surface à peu près plane où naissaient les premières branches. L’Arbre accueillait ma colère, les branches se rapprochaient lentement de moi et l’une d’entre elles vint toucher mon visage juste entre mes sourcils, au niveau du troisième œil. Je sentis une brève piqure et soudain l’Arbre disparut. J’étais nue sous la pluie, seule avec ma colère animale, au milieu de la terre glaise. Et je donnais forme à ma colère, à ma détresse, à ma tristesse. Un loup magnifique que je sculptais pendant de longues heures. Progressivement, la pluie s’était calmée, le soleil était venu réchauffer mon corps couvert d’argile, et chaque seconde rendait ma création un peu plus vivante. Lorsque j’eus enfin terminé, je pouvais sentir son cœur battre sous son pelage, sentir son souffle, voir son regard perçant briller. La nuit était tombée, la pleine lune éclairait le ciel. Je me blottis contre sa chaleur, c’était tellement agréable de retrouver son odeur et je m’endormais, enfin…

Je me suis réveillée au milieu des branches et du feuillage, à l’aube, sereine. J’ai remercié l’Arbre d’avoir transformé ma colère et j’ai emprunté le chemin à la maison.
La sculpture était toujours sur la table basse
« Attention, c’est fragile, surtout ne le fais pas tomber… »
Je comprenais à présent le pourquoi de son regard malicieux… Ce Loup était un fin renard…
Je caressais longuement la sculpture d’argile une dernière fois, relisais la dédicace, prit une profonde inspiration avant de la jeter à terre. La coque d’argile se brisa en mille morceaux, libérant son précieux contenu : une clé et une lettre. Je n’eus même pas besoin de lire la lettre pour trouver quel lieu ouvrait cette clé, la nuit passée à son contact avait renforcé notre lien.
C’est dans ce lieu inaccessible que je trouvais le Livre enfin achevé, avec ses 22 chapitres, et je m’attardais plus particulièrement sur la lecture du vingt-et-unième chapitre, celui que je suis en train de rédiger et que vous lisez. Étrange expérience que celle-ci : lire un texte dont j’étais l’auteur avant même d’avoir commencé à l’écrire. En Louve têtue et indépendante, j’ai essayé plus d’une fois d’écrire volontairement autre chose que ce que j’avais lu, mais finalement je revenais toujours au texte premier.  J’ai alors supposé qu’en vérité c’était lui qui avait écrit ce texte, et qu’inconsciemment, je ne voulais pas trahir sa mémoire. Et c’est à ce moment-là que j’ai compris. La phrase précédente que je venais d’écrire n’était pas dans le texte d’origine, j’en étais certaine, mais quand je parcourais à nouveau le chapitre 21 du Livre, elle était présente… Le Livre se mettait à jour automatiquement.  Je me souvins alors de l’une de nos premières conversations à propos de l’histoire.
« Je ne comprends pas bien ce que viennent faire les premiers textes de « 2 mains » jusqu’à « Âmes sensibles », il n’y est pas question de Yann Guérant, tout se met en place avec « Meta », non ? Tu n’as pas peur de déconcerter le lecteur ? On dirait juste un recueil de nouvelles sans lien particulier avec le reste, à part leur évocation dans « Meta » et « Addition ».
– Patience, l’histoire n’est pas terminée. » Je jetais un œil aux premiers chapitres : les photographies qui les avaient inspirés étaient toujours là, mais le texte avait en effet changé.  En observant certaines pages, je pouvais désormais voir l’histoire se réécrire sous mes yeux. Le processus n’aurait jamais de fin, sauf si je suivais les instructions de sa lettre. Je passais quelque temps encore à suivre la vie du Livre. Tous les chapitres « évoluaient », sauf le vingt-deuxième, celui qu’il avait certainement écrit en premier, la fondation de son « Œuvre ».

L’heure était venue pour moi de finaliser ce chapitre. J’étais au pied de l’arbre, et j’attendais patiemment l’alignement parfait du soleil avec un point précis de l’Arbre. Les rayons solaires abreuvaient alors l’Arbre de toute l’énergie dont il avait besoin pour ouvrir un Portail, si deux personnes en faisaient le souhait au même instant.
La Porte Solaire apparut, et il la traversa, souriant.
« Je vois que tu as suivi toutes mes instructions à la lettre.
– J’ai été sage et docile… Je pense  qu’un tel projet ne laisse pas beaucoup de place à quelques « touches » personnelles.
– Je t’ai laissé un chapitre entier pour t’exprimer…
– À ce propos… Il y a quand même toujours quelque chose qui m’échappe… L’histoire se termine avec mon texte, non ? Le vingt-deuxième chapitre est pour le moins obscur… Difficile de savoir si c’est le début… ou la fin.
– Le Tarot est constitué de 22 Arcanes. L’Arcane 21, Le Monde, représente l’accomplissement, la réalisation ultime. Il reste ensuite une carte sans indication numérique : Le Mat. Les différentes traditions ont voulu lui attribuer une valeur :  le zéro ou le vingt-deux. Cet Arcane représente l’étape intermédiaire entre la fin d‘un cycle et le début d’un autre. Ce moment où rien n’est encore décidé, où tout est encore possible, un espace vierge où tout peut être construit.
– Paradoxalement, c’est le seul chapitre du Livre qui ne se modifie pas.
– Normal : il fallait bien que je définisse le contexte, des règles, sinon c’était la porte ouverte au Chaos, à l’Apocalypse… Dans le cas présent, cela peut se résumer ainsi « Il était une fois un auteur condamné par une maladie qui découvrit comment il pouvait survivre. »
– Cet auteur, il aurait pu décider de laisser juste son oeuvre lui survivre ?
– Impossible. Voilà trois ans, personne n’avait lu un seul de ses manuscrits, il ne laissait aucune oeuvre, sa vie était un désert aussi stérile que celui de la planète Mars. Et  comment aurait-il pu accepter de disparaitre le jour où La Louve le contactait pour la première fois, comment aurait-il pu résister à ce signe du Destin ? Et je te rappelle qu’il a juste découvert comment réussir à survivre, ce n’est pas lui qui a choisi…
– Ah oui, l’effet Nimentrix… Vivement que cette histoire soit achevée, j’ai quelques questions à poser à la Bestiole… »
Un long silence.
« Tu sais que si tu empruntes ce Portail…
– Oui je sais, Yann, je deviendrais amnésique… J’ai lu votre Livre, Monsieur Guerant, et plus d’une fois même… » Il me prit dans ses bras et m’embrassa. Ni lui ni moi ne savions vraiment ce qui nous attendait de l’autre côté. L’Histoire continuerait à s’écrire jusqu’à la date qu’il avait fixée : un 22 novembre, bien évidemment. À l’instant précis où le Chaos déferlerait sur le système solaire, où les Créatures  annihileraient toute vie, au moment où cet univers disparaitrait à tout jamais, l’Histoire contenue dans ce Livre deviendrait la Réalité.

Nous traversâmes le Portail.
Je ne vais pas vous raconter ce qu’il se passa de l’autre côté, le Livre vous l’a certainement déjà conté, si vous lisez ces pages. Je peux juste vous indiquer là où je suis, maintenant, et ce qui s’est déroulé voilà quelques minutes. C’est assez inconcevable pour moi d’imaginer que malgré le temps et l’espace qui nous sépare, le Livre va de lui-même s’actualiser.

J’avais ouvert les yeux, avec un terrible mal de tête. La chambre donnait sur l’océan. La pleine lune éclairait les paquebots installés dans le port. Je m’approchais de la vitre, posais sa main dessus : pas la moindre trace de fêlures, des assauts de la Louve de Mer.
Je sursautais en sentant des mains se poser sur mes hanches..
« Bonjour, ma Louve, tu m’as manqué… Je pense que je te dois quelques explications… »
Je me retournais en souriant
– Yann, je me souviens absolument de tout, de l’Arbre, du Livre. Envolée l’amnésie… Et je voulais aussi te dire… »
Je m’approchais de lui, qui semblait surpris. Je l’embrassais longuement.
« Yann, je suis enceinte… »

Ailleurs, au même instant, dans un lieu inaccessible protégé par l’Arbre, la mention « Tome 1 » apparut sur le Livre.

Photo © Julien Ribot
Texte © Nimentrix

Ce texte est ma 21ème participation à l’atelier d’écriture de Bricabook. Chaque semaine Leiloona met en ligne une photo, et vous avez jusqu’au dimanche suivant pour vous laisser inspirer et rédiger un texte. Vous pouvez consulter (et commenter) les autres textes participant à l’atelier sur le site Bricabook.

N’hésitez pas à commenter le texte ci-dessous et à la partager s’il vous a plu 🙂

Si vous ne comprenez pas tout ce dont il est question dans cette histoire, vous pouvez lire mes autres participations à l’atelier, cela pourrait vous aider… ou pas 😉.

Publicités

7 commentaires

  1. Je relis ce texte à tête reposée, chez moi, et toujours le même effet … un envie de vomir, sans doute parce que ce texte réveille en moi certaines choses, pour l’instant, obscures (et non pour d’autres raisons que certains trouveraient évidentes suite au texte). La littérature est une sacrée force, et vous arrivez à faire mourir votre héros sans que ce soit le plus important … z’êtes très fort, oui …

    Je sais bien aussi que vos pas quittent cet atelier, la forme version longue de ce texte le prouve encore une fois, vous êtes un albatros et l’atelier un chalutier sur lequel vous peinez à déployer vos ailes. Mais, je suis rassurée du pacte que vous avez scellé voici quelques jours, rassurée et plus que ravie, car je sais que …

    Commentez le message de ce texte ici reviendrait, je crois, à trop me dévoiler, et je suis trop pudique pour cela, mais le bouleversement produit, cette sensation de souffle coupé et de gorge serrée montre à quel point vous savez toucher votre lecteur.

    Et si j’étais une louve, je verserais même quelques larmes tant les mots écrits ici, l’amour sincère et fort qui transparaît est le plus joli cadeau fait à cet animal brutal et souvent incompris, mais d’une douceur infinie si on prend le temps de l’écouter.

    • De l’avantage des pactes : les choses prennent un autre sens, une autre « dimension ».
      J’aime cet atelier/chalutier, je ne regrette aucune des minutes, heures, journées passées à prendre confiance, à maitriser un peu plus mon art, pour pouvoir enfin oser offrir toute l’émotion, les joies et les peines, les univers que renferment les tiroirs cachés de mon âme.

      Vous ai-je déjà remercié d’être la brillante capitaine de ce chalutier ? Oui ? Ca n’est pas grave, on ne remercie jamais assez la Destinée.

      Je tiens à vous remercier pour votre commentaire, sa douce pudeur.
      Et si j’étais un loup, je m’installerais tout contre vous pour vous réchauffer et je vous écouterais..

  2. Quelle splendeur ce chapitre……
    Je ne parle même pas de texte,ce mot n’a pas lieu d’être….
    Il y a quelque chose de chaud et de déchirant qui a pris mon cœur dans ses mains et je pleure.

  3. Toujours aussi prolixe et vertigineux par ici. Le texte mériterait effectivement une diffusion plus vaste. J’aime cet art de la mise en abyme combné à des tas d’autres genres , de références… Quelle richesse!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s